• • Paradise ♪ Chapitre 2 ~

    Paradise Chapitre 2

    L'image n'a rien à voir avec le chapitre.
    Je l'ai colorisée moi-même today et je la trouvais jolie,
    donc j'avais juste envie de la mettre ^^"

     

    Il resta bouche bée, et fixa Kisshu d'un air hébété, sans pouvoir bouger le moindre muscle. Il parvint finalement à cligner deux fois des yeux, puis à se les frotter comme pour se réveiller ou chasser une hallucination. Les oreilles étaient toujours là. Kisshu poussa un soupire désespéré et pointa Ichigo du doigt. Son père la vit et retrouva sa mobilité, se dirigeant vers elle. La mère d'Ichigo se montra ensuite à la porte.

    - Chéri, ça va ? Qui c'-... Euh... Bonjour...?, fit-elle, à son tour étonnée par les oreilles de Kisshu.
    - Bonjour, madame. Je suis un ami d'Ichigo, je m'appelle Kisshu. Hier, elle s'est disputé avec son petit ami, et elle m'a demandé si elle pouvait passer la nuit chez moi... Je voulais vous appeler pour vous prévenir, mais elle m'a dit que si je le faisais, son père accourrait et qu'elle n'en avait pas envie. Je vous la ramène donc ce matin..., expliqua-t-il calmement. Désolé si vous vous êtes inquiétés, termina-t-il en s'inclinant poliment.
    - Oh, ... Eh bien, ...merci... Je suppose..., répondit la jeune femme, d'un air surpris. Mais, euh... J'ignorais qu'Ichigo avec des amis aussi... particuliers, si je puis dire.

    Kisshu lui fit un magnifique sourire, un peu amusé par sa réaction.

    - Quant à moi, j'ignorais qu'Ichigo avait une mère aussi agréable.

    Elle rougit, faisant s'élargir le sourire de Kisshu. « Elles ne sont pas mère et fille pour rien », pensa-t-il.

    - Hm... A vrai dire, j'aimerais vous demander un service, fit Kisshu d'un air faussement embarrassé qui le rendait très mignon.
    - Vraiment ?, demanda la mère d'Ichigo, sur un petit nuage suite au compliment qu'elle avait reçu.
    - J'ai besoin d'un logement... Et je me demandais si vous ne pouviez pas m'héberger pour quelques temps ?
    - Hein ? Mais, Ichigo n'a pas dormi chez toi cette nuit ?, s'étonna la mère d'Ichigo, redescendant sur Terre.
    - Si, effectivement. Mais je me suis disputé avec l'un des amis qui vit là avec moi, et je n'ai pas du tout envie d'y retourner pour le moment...
    - Tu n'habites pas avec tes parents ?
    - ...Je les ai perdus il y a longtemps..., répondit Kisshu, sérieux pour la première fois depuis le début de la conversation.

    Ichigo comme son père avaient entendu ce qu'il venait de dire. Son père avait cessé l'interrogatoire, et elle s'était tue également. Tous trois fixaient l'alien, à la fois étonnés et désolés. Il leur fit un grand sourire pour les rassurer.

    - Donc, ... Est-ce que vous seriez d'accord ?
    - Ma foi, oui. Après tout, tu es un ami d'Ichigo et tu as pris soin d'elle, alors, on peut bien t'héberger. On a une chambre de libre, de toutes manières...
    - Merci beaucoup, fit Kisshu en s'inclinant à nouveau.
    - Attends, attends !, protesta le père d'Ichigo. Tu veux que ce garçon dorme chez nous ?! Alors qu'il a déjà passé la nuit à faire on ne sait quoi à notre fille ?!!
    - Papa..., fit Ichigo. Si tu continues comme ça, je vais me fâcher et tu ne me reverras plus jamais, tu sais. Hier j'avais vraiment besoin d'aide et Kisshu a été là pour moi, alors si tu dis du mal de lui, je vais te bouder, lança-t-elle comme une enfant de 5 ans, croisant les bras en signe de mécontentement.
    - ...Nooon, ma princesse ! Je veux pas que tu me bouuuudes !, répondit son père, les larmes aux yeux. Je dirai plus rien, promis ! ...Tu m'aimes encore...?
    - Peut-être, répondit-elle en faisant mine de réfléchir. ...Ok, je te pardonne pour cette fois.
    - Ouf !, fit son père, soulagé, en la prenant dans ses bras.

    Kisshu logea donc dans la chambre d'amis. Durant les quelques jours qui suivirent, les parents d'Ichigo posèrent un tas de questions à l'alien, qui y répondait volontiers. Il avait toujours apprécié qu'on lui accorde de l'attention, et avec eux, il était plus que servi... Ichigo, elle, trouvait tout ça un peu excessif. Surtout que pour leur raconter leur rencontre, il avait mentionné le fait qu'elle soit une mew mew, ce qui ne lui plaisait pas beaucoup. Il avait bien heureusement omis l'épisode du vol de son premier baiser, et n'avait pas parlé de ses sentiments pour elle. ...Elle se demandait d'ailleurs s'il en avait toujours...

    Il avait également parlé de Ryo. Il avait dit à ses parents la stricte vérité, mais dans sa bouche, ça sonnait beaucoup plus négatif qu'elle ne l'avait jamais vu. Il l'avait faite muter et ainsi mise en danger sans même lui demander son avis, la taquinait sans cesse, si bien que ça tournait pratiquement au harcèlement moral -même si ça n'était pas forcément le but-, il l'exploitait jusqu'à pas d'heures et la forçait à faire la fermeture beaucoup plus souvent que les autres filles, elle se faisait incendier pour 5 petites minutes de retard alors qu'en tant que collégienne, elle avait autre chose à faire que de travailler dans son café, qui en plus n'était qu'une simple couverture... Il en avait ajouté, mais Ichigo n'avait pas vraiment tout écouté. Elle avait beaucoup réfléchi suite à cela. Ryo n'était pas vraiment sympathique avec elle la plupart du temps. C'était un garçon imbu de sa personne et il avait tendance à la prendre pour une idiote. Puis, c'était vrai, qu'il l'avait mise en danger sans lui demander si elle voulait gâcher son adolescence à combattre des monstres, travailler, et à se comporter bizarrement à cause de gênes de chat.

    Elle n'était pas allée au café depuis l'épisode avec Masaya. C'étaient les grandes vacances, et elle ne sortait jamais. Elle passait pratiquement tout son temps avec Kisshu, à parler, à rigoler, à ne rien dire ni faire, et, quand ils étaient seuls tous les deux... à pleurer. A pleurer, à se confier, et à pleurer. A pleurer encore. Oui, elle pleurait énormément... Uniquement en sa seule présence. Et il avait été adorable avec elle. Il n'avait pas essayé de l'embrasser et ne l'avait pas ennuyé, il l'écoutait simplement, la consolait, et la rassurait. Il était pour ainsi dire son meilleur ami...

    Le sixième jour, Retasu sonna chez Ichigo. Kisshu alla se "cacher" dans sa chambre, pour éviter que la mew mew ne le voie chez Ichigo...

    - En fait, c'est Shirogane qui m'envoie, fit-elle en sirotant le thé que la mère d'Ichigo avait apporté.
    - ...Et pourquoi ?, demanda Ichigo, tout-à-coup moins souriante.
    - Comme tu n'es pas venue travailler et qu'on n'a pas le numéro de ton fixe, ...et puis, que ton portable a été réduit en miettes... enfin, on s'inquiète tous, en gros...
    - Tous ?
    - ...Hm, peut-être que Minto se plaint plus qu'elle ne semble s'inquiéter, mais je suis sûre que ça la tracasse aussi, répondit-elle, embarrassée.
    - Ah.
    - ...Pourquoi est-ce que tu n'es pas venue depuis tout ce temps...?
    - Je peux pas te le dire.

    Retasu parut encore plus gênée. Elle posa sa tasse sur la table et regarda Ichigo dans les yeux. Elle tenta d'avoir l'air sûre d'elle, mais finit par fondre en larmes au bout de quelques secondes, à la grande surprise de son amie. Elle se jeta dans ses bras.

    - Je suis désolée Ichigo !, fit-elle entre deux sanglots.
    - ...Désolée...? Pourquoi tu es désolée ?, demanda Ichigo, un peu perdue.
    - J'aurais du venir te voir plus tôt. J'aurais du être là pour toi si tu ne vas pas bien ! Je suis désolée...

    Ichigo lui rendit son étreinte. Elle ne savait pas vraiment comment réagir... Retasu avait toujours été gentille avec elle. Avec tout le monde, d'ailleurs. Et la voir aussi désespérée, ça lui faisait mal... Elle poussa un long soupire.

    - ...Je veux bien t'en parler, ...si tu me promets de ne le répéter à personne, fit-elle.
    - Tu es sûre...? Je ne voudrais pas que tu te sentes obligée, dit Retasu, un peu plus calme.
    - Hm, ça ira.

    Elle lui raconta tout. Ce qu'il s'était passé avec Masaya, avec Kisshu, avec Pai, ses parents, et comment Kisshu avait fini par vivre chez elle. Enfin, elle lui dit simplement qu'elle n'avait plus envie de voir Ryo sans fournir plus d'explications.

    - ...Alors Kisshu habite chez toi ?!, répéta Retasu, choquée par cette nouvelle.
    - Oui. Mais il ne faut pas que les autres soient au courant... Et puis, il ne me fera pas de mal de toutes façons...
    - Ca, je le sais, fit Retasu avec un sourire. Ca se voit qu'il tient trop à toi pour ça. Même quand vous vous battiez l'autre nuit, ça semblait faux. Sans vouloir te vexer... tu n'es pas vraiment douée pour le corps-à-corps, et je pense qu'il aurait pu t'embrocher facilement, s'il l'avait voulu... D'ailleurs, ne refais jamais quelque chose d'aussi dangereux !, gronda-t-elle. J'ai eu super peur, moi...
    - Haha... C'est gentil, fit Ichigo. Mais faut pas t'inquiéter autant... Je suis résistante~ !, fit-elle d'un air fier.
    - Je sais, je sais... Bon, euh... Eh bien, je vais te laisser, hein... Ryo risque de râler si je reste trop longtemps.
    - Hm. Je connais, oui, répondit Ichigo, amère.
    - ...Tu ne comptes pas revenir au café, alors...?

    Ichigo fit non de la tête.

    - Et tu viendras encore te battre contre les cyniclons...?
    - ...J'en sais rien, fit-elle en détournant le regard. J'ai envie de vous aider, mais en même temps... Je pense que je verrai sur le moment...
    - ...D'accord. A une prochaine fois...
    - Oui. Repasse quand tu veux, dit Ichigo avec un sourire en la raccompagnant jusqu'à la porte.

    Dès qu'elle eut tourné au bout de la rue, Ichigo ferma la porte d'entrée et se laissa tout simplement glisser le long du mur. Ses parents étaient sortis entre temps... Elle se laissa aller. Se mit à pleurer. Encore.

    - ...Chaton ?

    Il était accroupi, juste devant elle, et la regardait d'un air triste. Il semblait même hésitant...

    - ...Ca va, articula-t-elle tant bien que mal. Je... Les filles me manquent... Mais c'est rien, ça va...

    Il avança sa main vers elle, la ramena vers lui. Hésita. Détourna les yeux. C'est elle qui finit par le prendre dans ses bras...

    Au retour de ses parents, ils étaient dans le canapé. Les tentures étaient toutes tirées, la pièce était complètement sombre. Ils n'allumèrent pas et, Kisshu leur faisant signe de ne pas faire de bruit, furent aussi silencieux que possible. Elle s'était endormie, la tête sur ses genoux, les joues encore trempées...

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