• Cette fiction se passe avant que Masaya ne sache
    qu'Ichigo est une Mew', mais après la crise de son père ~

     

    Le téléphone portable d'Ichigo sonna, alors qu'elle travaillait au café mew mew. Elle jeta un coup d'oeil gêné à Ryo qui acuiesça de la tête, et répondit en allant se mettre dans un coin tranquille.

    « Allô ?
    - Ichigo ? Je ne te dérange pas j'espère ?
    - Oh ! Aoyama, bonjour ! Tu ne me déranges jamais, voyons~, roucoula-t-elle.
    - Tant mieux. Tu vas bien ?
    - Oui oui. Enfin, il y a pas mal de monde au café aujourd'hui, c'est fatiguant...et Minto ne fait rien, comme d'habitude... Et toi, ça va ?
    - Oui, merci. Je me demandais si tu faisais quelque chose, samedi soir ?
    - Hmm...non, pourquoi ?
    - Je vais à une réunion sur l'écologie, et comme je sais que ça t'intéresse, je me suis dit que peut-être, tu voudrais m'accompagner ? »

    Elle ne sut que répondre sur le moment. L'écologie ne l'intéressait pas du tout, ça non, mais elle lui avait fait croire n'importe quoi pour qu'il s'intéresse à elle... A présent elle réalisait qu'elle aurait du éviter.

    « Euh, ...oui, bien sûr ! J'adorerais !
    - Très bien. On se retrouve à 19h à la gare alors ?
    - Oui, d'accord. A samedi... »

    Elle raccrocha sans attendre de réponse. En fait, elle avait quelque chose de prévu samedi. Peut-être. Elle avait participé à un concours, et si elle gagnait, elle serait fort occupée à admirer le merveilleux Kiichiro, son chanteur préféré, ...le plus beau et talentueux au monde. Et en plus de la place de concert, elle gagnerait un pass pour aller le voir dans sa loge ! Pouvoir lui parler serait simplement la plus belle chose qui puisse lui arriver. Le concours était assez spécial, mais simple; réservé aux filles, il suffisait d'écrire une lettre à Kiichiro, dans laquelle on déclarait ce qu'on ressentait pour lui. Il lisait chacune des lettres, et choisissait la gagnante en fonction de la lettre qui lui plaisait le plus. Ichigo avait écrit ce qu'elle pensait de ses chansons, de lui, de tout, et priait intérieurement à chaque seconde pour qu'il la choisisse. Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, Ryo vint la ramener à l'ordre.

    « Tu comptes t'y remettre ou tu veux rêver toute la journée ?
    - Mais ! Minto fout rien et tu l'engueules pas, elle, alors fiche-moi la paix ! J'étais en train de penser à Kiichiro en plus, et.... euh, oublie ça... »

    Elle était devenue tout rouge et était vite partie travailler, tandis que Ryo la suivait du regard, étonné. Elle courait dans tous les sens comme les autres, sauf Minto bien sûr, et évitait de le regarder. Le lundi soir arriva vite et Ichigo dut, comme d'habitude, faire la fermeture. Le mardi et le mercredi passèrent sans évènement particulier; collège, café, maison, devoirs, Masaya... La routine. Jeudi, cependant, en rentrant chez elle après la fermeture, sa mère lui annonça qu'il y avait une lettre pour elle. Elle sauta dessus et se dépêcha de l'ouvrir, toutefois en faisant attention à ne pas abîmer l'enveloppe. La lettre était écrite à la main, en ces mots;

    ___Très chère Ichigo,
    ___Parmi les centaines de lettres que j'ai reçues, la tienne m'a particulièrement touché. Il y a un je ne sais quoi dans tes mots qui m'a donné envie de te rencontrer. Tout était simple, mais si profond à la fois... Tu trouveras joints à cette lettre, très courte, je m'en excuse, la place et le pass que tu as gagnés. J'ai vraiment hâte de te voir ~
    ___Kiichiro.

    Vous vous en doutez, Ichigo se mit à sauter partout. Elle allait enfin le rencontrer, en vrai ! En plus, il avait envie de la voir, lui aussi... Elle était vraiment aux anges, et s'endormit avec le coeur léger. Sans se douter qu'on l'observait...


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  • Le lendemain, au collège, Masaya interpella Ichigo.

    « Salut. Tu n'as pas oublié, demain soir ?
    - Oh, ...A ce propos, ... Mon père a décidé que demain on invitait ma tante à dîner alors... Il veut que je sois là... Je la vois pas souvent, alors euh...
    - Ah... Je comprends. Bon, tant pis alors, on y ira ensemble une autre fois, dit-il avec son sourire niais habituel.
    - Merci, Aoyama. Et désolée ! »

    Elle partit en courant vers la salle de gym, déjà en retard, tout en agitant la main. Elle eut finalement juste le temps de se changer, fort heureusement.

    « Dis, Ichigo !, fit l'une de ses camarades de classe
    - Oui ?
    - J'ai entendu à la radio que c'est toi qui a gagné le concours de Kiichiro ?
    - Euh...Héhé...
    - Vraiment ?!, dit une autre
    - Tu as trop de chance !, ajouta une troisième.
    - Haha, oui, je sais..., répondit Ichigo, un peu gênée d'être au centre de l'attention.
    - En effet, je trouve aussi...que tu as trop de chance. Tu as Aoyama et la moitié des garçons du collège à tes pieds, tu as un bon travail dans un joli salon de thé, tes parents t'ont laissé avoir un tatouage, et à l'entrejambe en plus...Et maintenant ça. Ca commence sérieusement à m'énerver, reprit la première.
    - Sur la cuisse, pas l'entrejambe, corrigea Ichigo, encore plus gênée car désormais les garçons la regardaient également.
    - Hey, on peut le voir, ton tatouage, Ichigo ?, demanda l'un d'entre eux
    - Non ! Et puis, c'est pas un tatouage, c'est...
    - C'est quoi ?
    - C'est rien du tout ! »

    Elle fila voir le prof, prétendant qu'elle se sentait mal, et alla s'allonger à l'infirmerie. Elle n'aimait pas "fuir", mais s'ils avaient continué à la stresser comme ça, elle se serait sans doute retrouvée avec ses queue et oreilles en plein milieu de la salle, devant tout la classe, ou même intégralement transformée en chat. D'ailleurs... Demain soir, quand elle serait seule avec le beau Kiichiro... Oulala, que ferait-elle si... ?! Il fallait absolument qu'elle en parle à Ryo, et pas plus tard que tout de suite ! Se servant de ses dons félins, elle sauta par la fenêtre, et atterrit sur ses pieds du deuxième étage, sans un bobo. Elle courut ensuite aussi vite qu'elle put jusqu'au café. Toujours sans se douter qu'elle était observée.

    « Tiens, Ichigo ? Qu'est-ce que tu fais là à cette heure, tu n'as pas cours ?, lui demanda Akasaka-san, en la voyant entrer comme une furie dans le café
    - Pas le temps, désolée », répondit-elle en fonçant vers la chambre de Ryo, laissant le pâtissier perplexe.

    Elle poussa la porte, comme toujours, sans prendre la peine de frapper, et fut bien étonnée de le voir endormi sur son bureau. Ca ne l'arrêta pas. Elle lui donna une grosse tape dans le dos pour le réveiller, ce qui marcha bien évidemment, et eut également pour effet de le mettre en rogne, chose dont elle se fichait royalement.

    « Qu'est-ce qui te prend ?!
    - La ferme ! », hurla-t-elle.

    Il se tut, choqué et effrayé à la fois, et l'écouta sans rien dire.

    « Monsieur je sais tout, tu m'as transformée en chat, eh bien je veux que tu me détransformes pour demain soir !
    - Te dé...Non mais t'es malade ?!
    - J'ai pas fini !, hurla-t-elle à nouveau en tapant du poing sur son bureau, le faisant sursauter. J'ai un rendez-vous trèèèèèèès important avec quelqu'un de trèèèèèès important, occasion qui ne se présentera certainement pas deux fois, et je n'ai aucune envie de devoir me tenir loin de lui ou même de ne pas y aller parce que je risquerais de me transformer en chat ou que mes oreilles sortent. Tu comprends ? »

    Il hocha la tête positivement, n'osant plus rien dire.

    « Bien ! Alors tu te démerdes mais je veux que tu t'arranges pour que je puisse faire ce que je veux avec lui -et ce que j'entends par là ne regarde que moi- sinon je t'assure que tu le paieras !
    - Je... J'vais essayer..., dit-il sans vraiment y croire.
    - Je ne te demande pas d'essayer. Je te conseille d'y arriver.
    - Oui m'dame... »

    Elle redescendit ensuite, toujours comme une furie, et dit au revoir à Akasaka-san en passant, qui avait eu peur en l'entendant d'en bas, sans même voir le regard qu'elle avait lancé au pauvre Ryo... Qui était légèrement traumatisé.

    Elle retourna au collège et ni vu ni connu, sautant jusqu'à la fenêtre d'où elle était descendue. Elle arriva juste au moment du déjeuner, mais alors qu'elle voulait quitter l'infirmerie pour aller manger, elle vit que quelqu'un bloquait le passage.

    « Kisshu ? Qu'est-ce que tu veux, encore ?
    - C'est toi que je veux, joli chaton~
    - Tu sais pas attendre une demie heure, dis ? J'ai faim, moi...
    - Haha, je connais quelqu'un d'autre qui a faim. Dis bonjour à mon nouvel ami ! »

    Un prédasite qui ressemblait à... à rien, en fait. Un truc bizarre, tout flasque et qui avançait en roulant sur lui-même, sans sembler représenter de danger particulier, apparut à ses côtés.

    « Tu te fiches de moi, hein ?
    - Haha... Je n'ai jamais dit que mon ami te tuerait. »

    L'alien claqua des doigts et le prédasite se jeta sur Ichigo et... l'embrassa ?! Elle eut un vertige et se sentit tomber en arrière. Sa chute fut amortie par l'un des lits, fort heureusement. Elle voyait un peu flou, mais regarda l'ombre qui lui semblait être Kisshu avec un regard interrogateur.

    « Il se nourrit de ton énergie vitale. S'il t'en prend trop, c'est simple; tu meurs. En revanche, en cet instant précis, tu es juste assez sonnée pour que je puisse faire de toi tout ce que je veux... »

    Il rit de son rire tant sadique qu'excentrique et flotta jusqu'à Ichigo, toujours à moitié dans les vapes. Il lui caressa la joue avec une de ses épées et lui adressa son sourire narquois, qui dévoilait l'une de ses canines.

    « Alors, chaton... Préfères-tu être mienne, ou mourir...? »


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  • « Je... préfère mourir... et de loin... », dit-elle d'une voix faible

    Il rit doucement, incrédule, puis eut un regard méchant et mécontent

    « Mauvaise réponse, ma jolie ! »

    Il leva son arme, et la rabattit tout droit vers son coeur. La jeune fille ferma les yeux aussi fort qu'elle put, attendant l'horrible douleur qu'elle sentirait... mais elle n'est jamais venue. En ouvrant les yeux, elle vit Ao no Kishi, qui avait placé son avant-bras entre elle et la lame. Elle revenait peu à peu à elle, et, tout comme Kisshu, était extrêmement surprise.

    « Encore toi !, s'écria Kisshu, véritablement agacé. Tu apparais toujours au mauvais moment !
    - Tu penses sérieusement que la tuer te rendra plus heureux, Kisshu ?, lui fit remarquer Ao no Kishi, d'une voix monocorde et sans expression, presque robotisée.
    - Si Ichigo ne peut être à moi, elle ne sera à personne ! Elle mourra, et je partirai avec elle... »

    Sans rien dire, et sans aucune expression sur le visage, Ao no Kishi fit apparaître son épée dans sa main gauche, après avoir retiré la dague de Kisshu de son bras droit, qui était celui avec lequel il avait l'habitude de combattre. Il saignait abondamment et n'aurait pas du combattre dans cet état... Mais il devait protéger Ichigo. Kisshu fut joyeusement étonné par son entêtement et fit réapparaître son épée manquante dans sa main avant de charger. Ao no Kishi avait du mal à maîtriser son épée avec sa main gauche, aussi ne faisait-il que parer les offensives de Kisshu. Soudain, il fit un bond en arrière, pour atterrir derrière Ichigo...qui avait récupéré et s'était transformée.

    « Oh-oh..., fit Kisshu en la voyant.
    - A cause de toi, Kisshu, je... J'aurai pas pu manger ! Tu vas m'le payer !!
    - Euh, et pour le bras de ton pote ?
    - ...Ouais, aussi. »

    Elle l'attaqua et il se téléporta on ne sait où. Elle se détransforma et retint Ao no Kishi, qui voulait disparaître comme il en avait l'habitude.

    « Il faut soigner votre bras d'abord !
    - Non, ça ira, vraiment...
    - Chut-chut ! On ne discute pas ! J'ai justement un peu d'eau bleue sur moi, Ryo veut qu'on en ait toujours au cas où...
    - Tu es sûre que tu veux l'utiliser pour moi ? Tu pourrais en avoir be-
    - Retourne-toi.
    - Hein ?
    - On doit le cacher à un endroit où les aliens ne chercheront pas. Retourne-toi.
    - ...Oh.. »

    Il se retourna, et elle soigna son bras, puis se dépêcha d'aller à la cafétéria pour manger en vitesse. Le reste de la journée se passa sans histoires et le soir arriva bien vite. Elle ne travaillait pas au café, aussi rentra-t-elle directement chez elle. Elle pensa au lendemain; le concert aurait lieu, et elle rencontrerait enfin Kiichiro. Elle ne tenait pas en place, et n'arrivait pas à dormir, se demandant ce qu'elle devrait porter, de quoi elle devrait lui parler, et tout un tas de choses diverses. Elle finit par s'endormir couchée sur son tapis blanc moelleux et tout doux, habillée dans une tenue décontractée comme elle en portait tous les vendredis et samedis soirs, ses jours de congé. Elle était toujours observée à son insu...


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